On accorde de l’importance à quelque chose qui est d’une futilité sans précédent : le bronzage. Pour certaines, c’est presque une preuve qu’elles ont passé de bonnes vacances, allongées sur une chaise longue et se faire servir des eaux parfumés à 0 calorie le litre.

Pourtant, le bronzage n’était pas bien perçu autrefois. Les paysans qui travaillaient aux champs avaient des traces de bronzage : les besognes se faisaient en plein soleil sans protection. Les femmes se cachaient sous des arbres, avec des ombrelles pour que leurs peaux restent la plus blanche possible.

Le teint d’albâtre s’entretenait avec des poudres et des crèmes de riz. Aujourd’hui, pour celles qui veulent préserver leur teint diaphane, il y a une fabuleuse crème de riz, KenzoKi.

crème KenzoKi, crème de riz de Kenzo

Maintenant, le bronzage est une tendance, qui cherche à se diversifier. Le tatouage solaire vous connaissez ?

C’est simple : on applique l’autobronzant sur la peau comme un système de pochoir. On se retrouve avec des fleurs, arabesques dans le dos (voir l’oeuvre de Yu-Chiao Wang).

Le sun tatoo est moins dangereux que les tatouages à henné noir qui provoquent des réactions allergiques chez quelques personnes.

Par contre, c’est moins uniforme et décoratif que la douche auto bronzante. Le principe de cette dernière est de projeter de l’autobronzant sur tout le corps : on ne porte qu’un petit string de papier pour un minimum de traces. J’avoue que la douche auto bronzante m’aurait bien tenté (loin de moi que l’idée de ne se vêtir qu’un string de papier me ravisse, mais bon, habituellement on ne se douche pas habillée non plus) mais la perspective de devenir orange ne m’attire pas vraiment.

On arrive blanche à l’institut et on en ressort ultra bronzée. Le résultat ne fait pas naturel surtout si on transpire et que le débardeur blanc so chic devient so dirty avec des traces marron partout.

tatouage solaire

Si on veut bronzer de l’intérieur (!), on peut prendre des gélules à base de carotène. J’en ai consommé pendant 3 étés, c’est pas mal car on évite la lucite estivale assurément et on bronze plus en moins de temps passé au soleil.

Vous l’avez compris : la course au bronzage demande du temps. Il s’expose au soleil régulièrement. De plus, elle demande l’argent : il nous faut des produits, un passage en institut, des médicaments.

Le budget moyen est d’environ 100 euros. Moi, une seule question me taraude : où est passé le naturel ?

Farnienter au soleil avec du monoï et une fleur dans les cheveux à l’instar des vahinés : si çà ce n’est pas un délice, moi je ne m’y connais pas.