Mikaël Lafontan a un monde bien à lui. C’est un univers nordique où on pourrait croiser des êtres  et monstres imaginaires des mythologies scandinaves. Nul ne pourrait le copier, ses photos sont purement fantastiques et féeriques. Vous pouvez y jeter un coup d’œil sur son site internet.

Mikaël Lafontan

Pour moi, c’est un artiste à part entière même s’il le refuse parfois, de le reconnaître…

J’ai eu le privilège de le rencontrer autour d’un verre et j’ai pu donc découvrir quelqu’un d’agréable, détendu, qui aime l’échange avec un esprit ouvert. J’ai donc le plaisir de vous faire partager les quelques mots que nous avons échangés.

 

Mikaël Lafontan photographe 

Depuis quand fais tu de la photo ? 

Je me suis mis à la photographie à l’âge de seize ans, suite à une rencontre amoureuse. J’ai acheté mon premier reflex, et je me suis inscrits au club photo de la MJC de la ville la plus proche. J’étais comme un fou sur ma mobylette, quand je partais à mes cours de tirages !

Quel est ton parcours ?

Le bac une fois et péniblement en poche, je suis parti à l’étranger, suivre un an d’étude généraliste de photographie et ensuite j’ai passé un peu plus de deux ans en fac d’art plastiques dans le département photographie à St Denis. Une fois avoir compris que cela ne ferait pas de moi un photographe, j’ai décidé d’arrêter, et j’ai fait un boulot de vendeur d’appareil photo dans une grande enseigne parisienne. Ce qui n’a pas fait de moi un photographe mon plus. Et comme cela se passe souvent, une rencontre avec une personne qui allait devenir un ami, (et compagnon d’arme, car on s’est rencontré pendant notre service militaire), m’a donné ma première commande car lui est devenu directeur artistique dans une agence d’identité de marque. Les commandes se sont succédées et je suis devenu progressivement photographe professionnel.

Mikaël Lafontan Squamish

En parallèle de ce parcours professionnel, je n’ai pas cessé de pratiquer une photographie personnelle, celle à laquelle on n’accède pas par la commande et depuis une dizaine d’année environ, j’ai commencé à définir mon champs d’action et systématiser mes photographies.

Quelles sont tes inspirations ? 

Je suis français par mon père et suédois par ma mère. J’ai donc une éducation entre deux cultures et deux mentalités très différentes. En revanche je suis né et j’ai vécu en France toute ma vie. Comme c’est le cas pour tous ceux qui sont à cheval entre deux pays, on se définit toujours par nos différences: En France je suis le suédois, en Suède je suis le français. De fait on garde toujours la nostalgie du pays où l’on n’est pas. Je pense que cette nostalgie est le moteur de mon inspiration artistique. J’aime photographier dans les pays nordique et retrouver les ambiances des sagas scandinaves.

Mikaël Lafontan yngsjo

Comment définis tu ton style de photo ?

C’est une question très difficile à répondre, car cela demande à avoir beaucoup de recul sur son travail et peut être trop. Je pense être le résultat un peu hybride entre un style et une technique frontale comme la pratique l’école allemande, avec un mélange plus poétique sur le discours, l’ambiance et le traitement de l’image. Je m’aperçois aussi que mon activité professionnelle de photographe d’architecture et de design m’a donné une grande rigueur dans mes cadrages, les proportions et le graphisme visuel.

Mikaël Lafontan Fe¦üro

Qu’aimes-tu photographier ?

Mes sujets de prédilections sont avant tout les arbres et particulièrement dans les pays nordiques.

Je photographie les arbres comme je pourrais faire des portraits humains. Certains arbres sont des poètes, d’autres sont majestueux ou encore excentriques, soldats, martyres et aussi mort, en état de putréfaction…

Je photographie aussi la nature dans sa globalité de ses matières et de ses formes et j’y cherche les créatures cachées qui murmurent discrètement !

Mikaël Lafontan norge

Je pratique aussi les portraits sur mes proches (famille et amis) et aussi lors de rencontre pendant mes voyages. C’est fascinant ce qui peut se passer pendant une séance, c’est un condensé de vie et d’énergie.

Quels sont tes projets ?

Pour le moment je continue mon activité de photographe free lance (le nerf de la guerre).

J’ai la chance de faire partie d’une galerie d’art (Envie d’Art), qui possède trois galeries à Paris et une à Londres dans laquelle je suis exposé jusqu’à la fin du mois. Cette galerie est très active et participe à beaucoup de foires d’art à travers le monde. Cela m’a permis d’exposer à Paris, Londres, Chicago, New York et Singapour. Je vais donc continuer à collaborer avec eux.

J’ai également très envie de faire un livre sur mes arbres… j’ai quelques pistes et beaucoup de travail pour y arriver, mais je suis endurant!

Mikaël Lafontan Isl

J’ai surtout envie de continuer à faire des photographies et savourer la solitude de mes voyages nordiques !