Le métier de maman : le plus beau… et un des plus difficiles du monde ! (1)

Que vous vouliez devenir astronaute ou président de la république, il existe une formation pour vous apprendre votre métier et vous aider à atteindre votre objectif.
Le jour où vous souhaitez devenir une maman, quand votre compagnon et vous prenez la décision de fonder une famille, vous commencez à évoluer sans filet… Point de mode d’emploi, pas de notice technique ! Juste une nuée de conseils contradictoires et une bonne centaine de livres potentiels à lire.
Entre le moment où l’on prend la décision de fonder une famille et l’instant où la nature vous donne raison, il peut s’écouler quelques mois.
Pour ma part, je pense que c’est une bonne chose de devoir patienter.
Dans les faits, cette attente est vraiment insupportable !! Mais dans la pratique, elle permet de mûrir son projet et de prendre du recul.
Une fois le petit prince (ou la princesse) en route, commencent 9 mois hors du temps.
Que la grossesse soit difficile ou pas, qu’on soit moins bien ou mieux qu’avant, l’expérience de la première grossesse vous transporte hors de votre univers habituel. C’est le début d’un long voyage !
J’ai eu l’impression que les rondeurs de mon ventre ont arrondi les angles autour de moi et que notre monde, si souvent noir ou blanc, a pris des nuances de gris.
En même temps, les hormones vous font prendre les montagnes russes : plus besoin d’aller à Disneyland pour ressentir les frissons de la chute libre !
Et on découvre l’inquiétude…
Tout le monde connaît l’inquiétude : Va-t-on avoir son train ? A-t-on réussi un examen ?
Mais avec l’arrivée de ce petit bonhomme l’inquiétude prend une nouvelle dimension : Comment va-t-il ? Est-ce que je fais ce qu’il faut ? Est-ce que je vais y arriver ? …
Les 8 premiers mois filent à la vitesse vv’, il ne faut pas oublier d’en profiter.
Arrivée au début du 9ème mois, en forme pour rouler plutôt que marcher, l’attente devient difficile voire insupportable.

On veut le rencontrer ce minikeum qui vous broie les côtes !!! On commence à le connaître et l’envie de mettre un visage sur ces sensations devient impérieux.
Avec un peu de pas de chance, on a des fausses alertes, des faux espoirs, des débuts de travail qui s’essoufflent. Que c’est frustrant ! On y a cru. Ce sera pour la prochaine fois…
Après avoir essayé la sauge, les câlins, le lavage de vitres, les routes cabossées, l’acupuncture et la marche rapide !!!! Il est arrivé quand il l’a voulu, avec une semaine de retard.
Monsieur était bien au chaud.
Jour J, pfiouf ! Accrochez vos ceintures, ça va décoiffer ! Je n’ai jamais imaginé que mon corps pouvait produire un telle force et me faire souffrir autant…
Je reste contre la péridurale mais je comprend mieux son utilité
La délivrance, quel mot 100% exact.
Après la tempête, tout se calme d’un seul coup quand il entre dans la pièce.
Visage angélique tant attendu, son premier regard vous transforme en maman.
Voilà pourquoi il n’y a pas de mode d’emploi, on n’en a pas besoin. Il vient avec !!

Le temps des premiers contacts, première tétée un peu maladroite, sourires à s’en décrocher la mâchoire. On ne réalise pas encore, le corps fonctionne un peu automatiquement après tous ces efforts.
Premières visites : oui, oui, tout a bien été (le politiquement correct prend tout son sens quand on parle de l’accouchement).
Vient la première nuit. Le papa rentre souvent dormir, il est épuisé lui aussi.
Et là , voilà le moment de faire connaissance. Dans le calme de l’hôpital endormi, vous passez le moment le plus magique et le plus stressant de votre existence. Il ne faut pas imaginer dormir, trop de bonheur, trop de stress, trop d’hormones, trop envie de le regarder toute la nuit !!!
Les premiers mois avec un jeune bébé sont magiques, angoissants et pleins de hauts et de bas. Mais ça, je vous le raconterai une prochaine fois…




























J’ai ressenti la même chose pour mon fils. La première nuit, j’ai dormi de 3 heures à 5 heures et encore, c ‘est simplement parce que mon bébé n’était pas là . La puéricultrice me voyant ultra fatiguée, l’a pris à 3 heures (en me demandant la permission) et est venue à 5 heures, à la tétée.
Bref, des moments inoubliables.